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日志


1月20日

gaza : retour à la case prison ? . "BARACK OBAMA"

25.01.09 : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=5880 images de la réalité choquante - Le ghetto de Varsovie de notre siècle s’appelle Gaza : Hans Frank, gouverneur nazi de Pologne, a été pendu le 16 octobre 1945 à Nuremberg  et Tzipi Livni ?

 

Et cette carte imparable

http://www.sott.net/image/image/959...


Noter l'image de sarko. exprimant et partageant totalement la satisfaction affichée avec son ami  olmert et c'est ça qui gouverne la France !   "enfin, ce qu'il en reste..."
       
   

Non, Gaza, t'es pas tout seul!

Des voix se sont élevées dans le monde entier pour protester contre les massacres qui ont été perpétrés trois semaines durant à Gaza.
(Remarque: des bombardements qui ont débuté juste après Noël, pour ne pas indisposer le pape, et le 7° jour d'Hanoukka, où on célèbre la "libération nationale" et qui ont cessé à la veille de l'investiture d'Obama. Cynisme et cruauté).
Une clameur montant de tous les pays.
Dans ces manifestations, des centaines de milliers de personnes, essentiellement des citoyens, des anonymes criaient "pas en notre nom" à une classe dirigeante liguée quasi-unanimement et liée par la cupidité, la veulerie, la collusion, l'aveuglement et, surtout, une barbarie triomphante jamais encore égalée.
 

 
20.01.09
Après trois semaines de pilonnages intensifs, de bombardements et de destruction, partielle ou totale, d'écoles (18), de mosquées (20), de bâtiments d'habitation (4.000) de bâtiments et bureaux gouvernementaux (48), de commissariats (30), de routes, d'une partie du réseau électrique et d'adduction d'eau, le gouvernement israélien accepte dans sa grande clémence de cesser les bombardements et de retirer les chars des décombres de Gaza.
A la satisfaction de la communauté internationale qui se tordait les mains en disant "arrêtez le massacre, ça va finir par se savoir".
 

Epilogue (temporaire)

Malgré l'acharnement des médias pro israéliens mondiaux, malgré les mensonges, la désinformation, les omissions, les silences des responsables politiques de la planète, à l'exception d'Hugo Chavez au Venezuela (je répète: du Ve-ne-zue-la), d'Evo Morales en Bolivie (la Bolivie allant jusqu’à demander des sanctions pour crime contre l'humanité), des dirigeants de Maurice, du Quatar, de la Mauritanie, du Sénégal (et peut-être d'autres);
Malgré plus de 1300 morts à Gaza, et plus de 5.300 blessés, dont certains dans un état critique ou mutilés ou handicapés à vie, au bout de trois semaines de bombardements aériens intenses, d'attaques terrestres avec des moyens ultra-sophistiqués et "disproportionnés", comme ils disent (côté israélien, 10 militaires et trois civils sont morts durant la même période, victimes de tirs de roquettes sur le sud d'Israël ou tués dans les combats dans la bande de Gaza, certains par leurs propres troupes – c'est dire si leurs moyens de "défense" sont efficaces et s'ils n'ont besoin de personne pour jouer les Terminator);
Malgré tout cela, les Palestiniens ont, une fois de plus, résisté, le gouvernement israélien ayant décidé samedi 17 janvier d'un "cessez-le-feu unilatéral" (whatever that means).
Suivi, le dimanche, par l'annonce d'un cessez-le-feu, unilatéral également, par le Hamas.

Il y a quelque chose qui me chiffonne, toutefois. Je sais pas vous?
Otez-moi d'un doute: quand un boxeur retourne dans son coin et jette l'éponge, c'est bien lui qui est déclaré perdant, non?
Y a-t-il des cas où cela a été le contraire, surtout, me semble-t-il, si le boxeur en question, catégorie poids lourds, avait des gants bourrés de plomb et son adversaire, poids plume, se battait les mains nues, ce qui, déjà, en boxe doit être extrêmement rare, puisque, apparemment, ils s'efforcent de respecter les règlements de base (j'ai dit"de base", ne venez pas chipoter!)?
Et même si la boxe, c'est pas joli-joli au départ, comme idée.
Eh bien, là, non, apparemment.
Le boxeur aux gants de plomb annonce au monde entier qu'il arrête parce qu'il a "pratiquement réalisé ses objectifs" (ayant massacré au passage 65 à 80% du public venu applaudir "poids plume") - et la cohorte d'arbitres qui suivaient tous le match comme le lait sur le feu en répétant comme un leitmotiv "tut, tut, allons, voyons, pas sous la ceinture, on t'a déjà dit!", opine.
Pourquoi, vous voyez les choses autrement, vous?
Je récapitule.
D'abord, Pitre Numbeur Ouane s'est arrogé la direction des opérations, question de laisser croire qu'il est l'artisan de la paix. Postulerait-il pour le Nobel de la paix, comme Kissinger, Perez et d'autres bouffons ?

Profitant de la morte saison aux US (Bush, "canard boiteux", étant en instance de départ), il s'était précipité au MO, de sa propre initiative et sans légitimité aucune, sauf d'être redevenu le gouverneur de la province France, pour rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak.
Et ça a donné quoi?
Outre l'appel conventionnel et incontournable à un cessez-le-feu et à un retour à la "raison" - de part et d'autre (évidemment, question de "neutralité"), le président égyptien aurait été poussé par le gardien de la paix hexagonal à s'engager à … rendre imperméable "le couloir de Philadelphie" (dixit ce dernier), qui marque la frontière entre l'Egypte et le sud de la bande de Gaza.
Car, l'"arrêt de la contrebande d'armes à destination du mouvement islamiste palestinien Hamas par cette frontière, via une série de tunnels, est une des garanties exigées par Israël". Eh, oui, le criminel "EXIGE" et on obtempère. Le nouvel ordre mondial, sans doute.
Le chef de l'Etat égyptien a également demandé l'arrêt des tirs de roquettes par le Hamas sur le territoire israélien.
On voit bien où sont les priorités.
D'ailleurs, le négociateur unilatéral autoproclamé s'est ensuite rendu en Israël pour raconter ses succès égyptiens aux dirigeants du pays, négligeant, évidemment de se salir les mains à aller rencontrer dans un trou à rat le Hamas, groupe illégitime, fruste et vulgaire.
Ah, oui, j'oubliais, un service minimum a aussi été assuré en faveur des Palestiniens: 3h de quasi-interruption des bombardements pour laisser passer l'aide humanitaire à Gaza.
Une grande victoire: les Gazaouis pouvaient, ainsi, ramasser à la va-vite ceux de la première fournée de morts (un peu plus de 500 à l'époque) et de blessés auxquels ils n'avaient pas pu avoir accès.
Hop, Hop! Juste à temps pour profiter à nouveau d'un bon déluge de bombes.
Ca, c'était autour du 6/7 janvier 09.
Mais tant qu'on gagne, on joue. Pas question de lâcher sa place devant la machine à sous.
Les bombardements et les attaques sur le terrain se poursuivront avec le même enthousiasme pendant près dix jours encore.
Au bout de 22 jours de ce traitement, un sommet international s’est tenu à Charm-el Cheikh, sous les cocotiers (c'est une image!), organisé par l'Égypte et rassemblant une demi-douzaine de dirigeants européens, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Tiens? Qu'est-ce qu'il foutait là?), un représentant de la Ligue arabe et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon.
Une rencontre co-présidée par le président égyptien Hosni Moubarak et … le président français (encore lui… Grâce sans doute à sa précédente victoire éclatante. Le Nobel, je vous dis. Pas moins, sinon rien, ce serait mesquin).
Les trois grands pitres européens (Fr, GB et D) devaient ensuite s'en aller rencontrer Olmert (qui, je le rappelle ,est tout de même accusé de corruption et devait démissionner en septembre 2008, bah, une broutille, on va pas se fâcher pour ça).
Le Hamas? … Qui?
On ne parle pas aux terroristes, nous môssieur!

Qu'en est-il donc ressorti de marquant de ce sommet?
Qu'il fallait que les hostilités cessent. Bien.
Retrait des troupes israéliennes et arrêt des bombardements. Parfait.
Bon, ça, c'est pour l'enrobage. Service minimum. Israël en fera ce qu'il voudra.
D'ailleurs, au moindre bruit de roquette, attention, on revient!
"Nous allons garder le doigt sur la gâchette et le Hamas le sait. Si les islamistes relèvent la tête, nous agirons avec force", a déclaré Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères.
Et puis : Israël refuse de se laisser dicter sa conduite en ce qui concerne le désenclavement de la bande de Gaza. "Nous stopperons la terreur et nous empêcherons le Hamas de se réarmer, sans aucun compromis", a fait savoir le premier ministre, Ehoud Olmert (le sursitaire). "Je ne veux aucune pression dans le temps et aucune pression internationale qui puissent nous empêcher d'atteindre ces objectifs. Je ne suis pas pressé", a-t-il ajouté. (oui, bon, là, il en fait un peu trop personnellement). Qu'est-ce que je disais, hein?
Israël a refusé la trêve d'un an renouvelable offerte par le Hamas, le retrait immédiat des soldats et la réouverture des points de passage afin de mettre fin au blocus de la bande de Gaza.
Message reçu cinq sur cinq.
Et ils auraient tort de se gêner puisque, comme l'a dit le nobélisable: "Mais les amis doivent se dire les choses", tout en dénonçant la "faute initiale" du Hamas, dont les tirs de roquettes contre Israël ont été l'élément déclencheur de la crise actuelle (au passage, vous l'aurez remarqué, dans ce sommet, que des "amis", enfin, des "amis" comme on le conçoit entre oligarques). Allez, la rengaine sur c'est le Hamas qui a commencé. Ne pas oublier de répéter les mensonges. Ils font plus vrais
Les autres dirigeants européens ont dit la même chose grosso modo et promis de contribuer à l'arrêt du trafic d'armes qui aurait lieu dans ces fameux tunnels qui sont finalement la cible privilégiée et quasi-unique de tous ces charlots, tout en invitant les dirigeants israéliens à lever leur blocus de la bande de Gaza.
C'était évidemment le plus urgent. J'espère qu'ils ont bien été reçus, au moins, chez Moubarak et que le repas était comestible et digeste.
Ce qui est tout de même l'essentiel quand on a fait un grand voyage.

"Toute l'Europe ne transigera pas sur le droit à la sécurité de l'Etat d'Israël", a déclaré à la presse Nobel number One en présence d'Ehud Olmert et des chefs de gouvernement allemand, britannique, espagnol, italien et tchèque, les benito-oui-oui.
Ah, et puis, enhardi par cette âpre et glorieuse victoire, Israël a trouvé une autre exigence:
Le porte-parole d'Ehoud Olmert, Mark Regev, a déclaré à la chaîne de télévision britannique Sky News que le blocus ne cessera pas tant que le soldat israélien Gilad Shalit, enlevé lors d'un raid transfrontalier en 2006, ne sera pas libéré par ses ravisseurs.
Il faut sauver le soldat Gilad, ça mange pas de pain et puis, le Hamas traîne sacrément la patte là.
Quid de tous les Palestiniens (dont des élus au parlement) emprisonnés arbitrairement en Israël, du franco-palestinien, Salah Amouri dont la France se fiche comme de sa première garde à vue?
Vous n'avez pas encore compris? Uni-la-té-ral qu'on vous a dit!
Allons bon! D'accord, mais ... à ce point!

Et les Palestiniens, me direz-vous, dans tout ça?

Bof, pour ce qu'il en reste! Et puis, ils avaient qu'à bien voter! Mais, ça, c'est pas récent, y avait pas il y a peu, d'autres dirigeants qui ont été baladés pareil? Non?

Tu la vois, ma main? Et mon pied, tu le vois, mon pied?

Eh, oui, vous l'aurez compris, ce qu'exige le Hamas, à savoir: fin du blocus et ouverture des points de passage, ça, ce n'est pas à l'ordre du jour.
Car, imaginez-vous que le Hamas s'est dit prêt dans un communiqué à «coopérer à tous les efforts, particulièrement ceux de l'Égypte, pour parvenir à un accord définitif qui satisferait ses revendications consistant en une levée permanente du blocus et l'ouverture de tous les points de passage».
Oulah! Autant dire des prétentions sans bornes ni limites, quoi!

Comment peut-on parvenir à la paix au Moyen-Orient sans ouvrir des discussions avec le Hamas ?
Le chantre hexagonal de la paix, de la liberté et de la justice nous donne l'explication, limpide : « Si on discute avec le Hamas maintenant, ça veut dire qu’on met le Hamas sur le même plan qu’Israël et alors le cessez-le-feu n’est plus possible », affirmant que : « les pays européens sont prêts à aider Israël et l’Égypte à lutter contre la contrebande d’armes pour recréer de la confiance en mettant à leur disposition tous les moyens techniques, diplomatiques et militaires, notamment navals ».
(Oui, oui, la contrebande. On sait, c'est horrible. Même si, vu le nombre de victimes côté israélien, on se demande si elles sont si terribles que ça, ces armes. Mais ne le dites pas, vous leur briseriez leur rêve aux émissaires de paix).
Et, à ses yeux, tout dialogue avec le Hamas équivaudrait à « tuer politiquement » le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.
Un hic, toutefois: c'est le Hamas qui a été élu en Palestine. Abbas, encore plus discrédité après tout cela, n'est qu'une marionnette destinée à laisser croire qu'on cherche à dialoguer avec quelqu'un.
Un détail de l'histoire pour notre démocrate national, qui est prêt à réécrire toute l'histoire, que ce soit de France ou du monde, à sa façon.
Mais, ils ne se foutraient pas ouvertement de notre gueule, des fois?

Des milliers de morts et de blessés palestiniens, des centaines de milliers de manifestants dans le monde entier plus tard, et tout ce dont ils ont accouché, c'est: surveiller que les Palestiniens ne puissent pas sortir de leur trou à rat et empêcher la "contrebande d'armes" dans leur rêve.

Fin du blocus? On va voir, si on veut, quand on veut, mais probablement pas.
Ouverture des points de passage? Vous rigolez? Retournez d'abord en prison et après on avise.
Si, toutefois, ça renâcle encore côté opinion internationale.
Des sanctions pour l'agresseur, peut-être? Pour l'empêcher d'aller à nouveau massacrer des familles entières juste pour tester ses armes?
Quoi! Des sanctions pour la plus grande démocratie du Moyen Orient? Vous n'y pensez pas!
Immobiliser les chars, les avions de chasse? Confisquer les bombes au phosphore et les missiles? Où donc avez-vous la tête, mon brave? Israël a le droit de se défendre et le fera jusqu'au bout. (http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7888)
Jusqu'à la mort.
Du dernier d'entre vous.

C'est bien ce que je disais: au jeu de l'oie de Gaza, la rue de la Paix n'a jamais existé.
Il n'y a qu'une seule case, d'ailleurs: la prison.

 Liens Gaza : Une diplomatie internationale complice du carnage par Silvia Cattori

   Histoire de la Palestine

Et ça pour la cerise sur le gateau : http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7895 - http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7896

                                                 récréation offerte par mon amie chadna (dite: ananda fleur de lotus)
                                        ***                ***

20.01.2009 Une date. ouf ! enfin le départ de Bush - récréation.

Quant au Président Barack Obama, verra ce qu'il fera pour les palestiniens entre autres, s'il est un juste ou non. Mais une chose est certaine il a un charisme et un charme fou cet homme, sa dame simple naturelle et charmante aussi. ça nous change. 

Mr Obama " les américains ont choisi l'espoir plutôt que la peur ", phrase qui en dit long (il serait temps).

                                            Félicitations Monsieur Obama Président des états unis d'Amérique.

                                                       

 



 

1月12日

Israël et la "vertu outragée" et suite

 

17 janvier : manif Paris : 14H30, place du Chatelet

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=10700&type=communique&lesujet=Actions

 http://www.ism-france.org/news/

http://www.alterinfo.net/index.php?action=article&id_article=1174926

19: les médias s'expriment sous ordres . la banlieue s'exprime aussi http://www.labanlieuesexprime.org/article.php3?id_article=3142 . iouille ioulle


Israël et la "vertu outragée"

Par Ilan Pappé
Ilan Pappé (né en 1954), citoyen israélien, est l'un des « nouveaux historiens » qui ont réexaminé de façon critique l'histoire d'Israël et du sionisme.
A la suite, l'an dernier, de son soutien au boycott des universités israéliennes par les pays étrangers, Ilan Pappe, ayant fait l'objet de menaces de mort, a été contraint de démissionner de son poste de professeur de sciences politiques à l'Université d'Haïfa et d'émigrer en Grande-Bretagne.

La vertu outragée d'Israël et ses victimes à Gaza.

(2 janvier 2009) - Mon retour en Galilée a coïncidé avec l'attaque génocidaire d'Israël sur Gaza. L'Etat, par l'intermédiaire de ses médias et de ses intellectuels, n'a parlé que d'une seule voix (encore plus sonore que celle qui s'était fait entendre contre le Liban à l'été 2006). Israël est une fois de plus submergée par sa vertu outragée qui se traduit par la politique de destruction dans la Bande de Gaza. L'autojustification effroyable de cette cruauté et de cette impunité n'est pas seulement exaspérante, c'est un sujet qui mérite que l'on s'y attarde, si on veut comprendre l'immunité internationale dont Israël bénéficie pour les massacres qui se poursuivent à Gaza.
Cette posture est fondée en tout premier lieu sur de purs mensonges débités en novlangue, qui rappellent les heures sombres des années 1930 en Europe. Toutes les demi-heures, un flash à la radio ou à la télévision fait passer les victimes de Gaza pour des terroristes et les massacres d'Israël pour des actes d'autodéfense. Israël se présente à son propre peuple comme la victime vertueuse qui se défend contre un terrible fléau. Le monde universitaire est rameuté pour expliquer combien est démoniaque et monstrueux le combat des Palestiniens dirigé par le Hamas. Ce sont les mêmes universitaires qui avaient diabolisé feu Yasser Arafat, dirigeant palestinien à une époque plus ancienne, et qui avaient décrété l'illégitimité du mouvement du Fatah au cours de la seconde intifada.
Mais les mensonges et les comptes-rendus déformés ne sont pas le pire. C'est l'attaque directe contre le peu qui reste d'humanité et de dignité au peuple palestinien qui est le plus irritant.
Les Palestiniens d'Israël ont exprimé leur solidarité avec le peuple de Gaza et sont désormais considérés comme la cinquième colonne dans l'Etat hébreu, leur droit de rester dans leur patrie étant remis en question, étant donné leur manque de soutien à l'agression israélienne. Ceux qui parmi eux acceptent (à tort, de mon point de vue) de passer dans les médias locaux subissent non pas une interview, mais un véritable interrogatoire, comme s'ils étaient des détenus de la prison de Shin Bet. Leur passage est précédé et suivi de commentaires racistes abjects et ils doivent nier leur appartenance à une cinquième colonne, qui rassemblerait des individus détraqués et fanatiques.
Et encore, ce n'est pas le plus odieux.
Quelques enfants palestiniens des Territoires Occupés sont traités pour des cancers dans les hôpitaux israéliens. Dieu seul sait combien ont dû débourser les familles pour qu'ils y soient admis. La station "Israël Radio" se rend tous les jours dans les hôpitaux pour exiger des malheureux parents qu'ils expliquent aux auditeurs qu'Israël a parfaitement raison d'attaquer la Palestine et que la riposte du Hamas est démoniaque.
Il n'y a pas de limites à l'hypocrisie, essence même de la vertu outragée. Le discours des généraux et des responsables politiques oscille, selon le cas, entre l'autocongratulation devant l'humanité que manifeste l'armée avec ses frappes "chirurgicales" d'une part, et, de l'autre, la nécessité de détruire Gaza une fois pour toutes, mais de façon humaine, bien entendu.
Cette vertu outragée est une constante dans le processus de dépossession, d'abord par les sionistes, puis par Israël. Toutes les opérations, qu'il se soit agi d'épuration ethnique, d'occupation, de massacres ou de destructions ont toujours été présentées comme des actions justes sur le plan moral et relevant de l'autodéfense, perpétrées à contrecœur par Israël dans sa guerre contre des êtres humains de la pire espèce.
Dans son excellent livre "The Returns of Zionism: Myths, Politics and Scholarship in Israel", Gabi Piterberg, analyse les origines idéologiques et les enchaînements historiques de cette vertu outragée.
Actuellement, en Israël, de la gauche à la droite, du Likud à Kadima, des universitaires aux médias, on entend s'exprimer cette vertu outragée d'un état qui est plus préoccupé que tout autre état dans le monde à détruire et à spolier une population autochtone.
Il est essentiel d'étudier les origines idéologiques de cette attitude et de tirer les conclusions politiques qui s'imposent à partir de cette dominante. C'est la vertu outragée qui protège la société et les responsables politiques de tout reproche ou de toute critique venant de l'extérieur.
Mais, pire encore, elle se traduit toujours par des mesures de destruction dirigées contre les Palestiniens. Sans opposition interne et sans pressions extérieures, il en résulte que tout Palestinien peut devenir la cible de cette fureur. Etant donné la puissance de feu de l'Etat hébreu, cela ne peut finir que par d'autres massacres, d'autres assassinats en masse et d'autres épurations ethniques.
Le pharisaïsme est un acte puissant d'abnégation et de défense. Il explique que la société juive israélienne ne se laisse pas impressionner par la voix de la sagesse, les arguments logiques ou le dialogue diplomatique.
Et si on refuse de cautionner la violence comme moyen de la combattre, il n'y a qu'une alternative: montrer que toute cette vertu est une idéologie malsaine destinée à couvrir des atrocités.
L'autre nom de cette idéologie, c'est le sionisme, et la réprobation internationale du sionisme, et pas simplement vis-à-vis des politiques spécifiques d'Israël, est la seule façon de combattre ce pharisaïsme.
Il nous faut tenter d'expliquer, et pas seulement au monde entier, mais aux Israéliens eux-mêmes que le sionisme est une idéologie qui cautionne l'épuration ethnique, l'occupation et aujourd'hui les massacres. Ce qu'il faut aujourd'hui, ce n'est pas seulement condamner les massacres qui ont lieu actuellement, mais également cesser de légitimer cette idéologie qui a engendré une telle politique et qui la justifie moralement et politiquement.
Espérons que des personnalités importantes au niveau international élèveront la voix pour dire à l'Etat hébreu que cette idéologie et l'attitude globale de l'état sont absolument inacceptables et que tant qu'ils persisteront dans cette attitude, Israël sera boycotté et passible de sanctions.
Mais je ne suis pas naïf, Je sais bien que même le massacre de centaines de Palestiniens innocents ne suffirait pas à provoquer un retournement de l'opinion occidentale. Il est encore plus improbable que les crimes commis à Gaza poussent les dirigeants européens à changer de politique vis-à-vis de la Palestine.
Et cependant, nous ne pouvons pas accepter que l'année 2009 ne soit qu'une année de plus, moins importante que 2008, année de la commémoration de la Nakba, qui n'a pas répondu aux grandes espérances que nous avions fondées sur la possibilité que cet événement incite le monde occidental à changer radicalement d'attitude envers la Palestine et les Palestiniens.
Même les crimes les plus abominables semble-t-il, comme le génocide à Gaza, sont traités comme des événements isolés, sans rapport avec d'autres qui se sont produits dans le passé, ni avec une quelconque idéologie.
Au cours de cette nouvelle année, il va falloir ré-expliquer à l'opinion publique l'histoire de la Palestine et la perversité de l'idéologie sioniste qui sert à la fois à justifier les tentatives de génocide, tel celui qui a lieu actuellement à Gaza, et à prendre des garanties sur des actes de barbarie futurs et encore plus barbares.
Au niveau de l'université, cela a déjà été fait. Notre difficulté principale est de trouver comment expliquer efficacement le rapport existant entre l'idéologie sioniste et les politiques de destruction passées, jusqu'à la crise actuelle. Il est peut-être plus facile de le faire maintenant, dans des circonstances aussi dramatiques, au moment où l'attention du monde est dirigée vers la Palestine une fois de plus. Ce serait bien plus difficile dans des périodes plus "calmes" et moins dramatiques.
Dans ces périodes "moins tendues", les médias occidentaux consacreraient peu d'espace au drame de la Palestine, le marginalisant une fois de plus car il serait occulté soit par des génocides abominables perpétrés en Afrique, soit par la crise économique ou par quelque catastrophe environnementale épouvantable ayant lieu quelque part ailleurs dans le monde.
Comme les médias occidentaux ne cherchent pas à accumuler la chronologie des événements, ce n'est que grâce aux travaux de recherche d'historiens que peut être dénoncée l'ampleur des crimes commis à l'encontre du peuple palestinien au cours de ces 60 dernières années.
Donc, c'est le rôle des intellectuels militants et des médias alternatifs d'insister sur le contexte historique. Ces véhicules de la pensée ne devraient pas oublier d'éduquer la population, voire, on l'espère, d'influencer les responsables politiques les plus honnêtes pour qu'ils apprécient les événements dans leur contexte historique.
De la même façon, peut-être saurons-nous comment expliquer clairement aux milieux populaires, par opposition à l'élite universitaire, que la politique d'Israël (au cours des 60 dernières années) est fondée sur une idéologie hégémonique raciste appelée le sionisme, protégée par d'innombrables couches de vertu outragée .
Malgré les accusations prévisibles d'antisémitisme et tout le reste, il est temps d'expliquer aux populations le rapport existant entre l'idéologie sioniste et les grandes dates de l'histoire de ce territoire, familières désormais: l'épuration ethnique de 1948, l'oppression des Palestiniens en Israël pendant la période de gouvernement militaire, l'occupation brutale de la Cisjordanie et aujourd'hui le massacre à Gaza. De même que le système d'apartheid témoignait de la politique oppressive du gouvernement d'Afrique du Sud, cette idéologie (sous sa forme plus consensuelle et simpliste) a permis à tous les gouvernements israéliens, passés et présents, de déshumaniser les Palestiniens, où qu'ils se trouvent, et de s'acharner à les détruire. Les moyens employés variaient selon les époques et selon les endroits, comme les discours pour couvrir les atrocités.
Mais il est clair que ce sujet ne peut être réservé exclusivement aux tours d'ivoire universitaires, et doit faire partie intégrante du discours politique sur les réalités du quotidien en Palestine aujourd'hui.
Certains d'entre nous, à savoir ceux qui militent pour la justice et la paix en Palestine, esquivent inconsciemment le débat en ne se cantonnant, et c'est compréhensible, qu'aux Territoires Occupés (la Cisjordanie et la Bande de Gaza). Si on veut lutter contre cette politique criminelle, il y a une mission urgente à accomplir. Mais cette lutte ne doit pas porter le message, soufflé par Israël et qu'ont allègrement intégré les pouvoirs en place dans le monde occidental, que la Palestine n'est constituée que de la Cisjordanie et la Bande de Gaza, et que les Palestiniens sont les seuls qui vivent sur ces territoires.
Il nous faut étendre la représentation de la Palestine sur le plan géographique et démographique en enseignant le déroulement des événements depuis 1948 jusqu'à nos jours et exiger les mêmes droits civiques et humains pour tous ceux qui vivent, ou vivaient, dans ce que sont aujourd'hui Israël et les Territoires Occupés.
En démontrant le rapport entre la doctrine sioniste, et la politique qui en a résulté, et les atrocités actuelles, nous pourrons offrir une explication claire et logique dans le cadre de la campagne de boycott, de sanctions et de retrait des investissements (dirigée contre Israël, NDT).
Lutter par des actions non violentes contre un état doctrinaire et arrogant qui se permet, aidé en cela par le mutisme des pays étrangers, de déposséder et de détruire les populations autochtones de la Palestine, est une cause juste et morale. C'est également un moyen efficace non seulement de faire prendre conscience des politiques génocidaires à Gaza, mais, espérons-le, d'empêcher que de telles atrocités se reproduisent.
Mais plus important que tout le reste, cela crèvera le ballon de cette vertu outragée qui asphyxie la Palestine chaque fois qu'il est regonflé. Cela contribuera à mettre un terme à l'immunité de l'Occident vis-à-vis de l'impunité d'Israël. Sans cette immunité, on espère que de plus en plus de gens en Israël prendront enfin conscience de la véritable nature des crimes commis en leur nom et, ainsi, leur fureur se retournerait contre ceux qui les ont pris au piège, eux et les Palestiniens, de ce cycle inutile de bain de sang et de violence.

Ilan Pappe est actuellement responsable du département d'Histoire à l'Université d'Exeter, en Grande-Bretagne.
Blog de l'auteur
texte original de l'article: Israel's righteous fury and its victims in Gaza
January 04, 2009
Liens:
Ilan Pappé : je quitte Israël (23 mars 2007)
Ilan Pappe boycotte le Salon du Livre et appelle à le boycotter ( (rappelons son livre passionnant, Le nettoyage ethnique de la Palestine, paru chez Fayard en 2008).
Lettre aux sionistes: Les champs de Gaza n’ont jamais existé.
Par Víctor DEDAJ

 

- Comprendre ce qu'est le Hamas (et c'est bien expliqué!) ( rappel :  le Hamas a été démocratiquement ELU et cela, PERSONNE ne le conteste, puisque la "communauté internationale" a étroitement surveillé ces élections. le gouvernement d'union nationale palestinien, il est composé, entre autres, de 9 ministres du Hamas et de 6 du fatah, dans une logique électorale, ce devrait être uniquement le Hamas qui devrait gouverner.

- l'origine des "torts", il me semble qu'elle est connue depuis le début. La création d'Israël s'est faite sur la spoliation, l'expulsion des Palestiniens et la colonisation de la Palestine. Des villages ont été vidés de leur population séculaire, rasés, débaptisés et reconstruits pour être peuplé exclusivement de colons. Colons majoritairement composés de nouveaux arrivants, tandis que la population "originelle" était déplacé en masse dans les camps de réfugiés. En Jordanie, au Liban comme à Gaza depuis 1948.

C'est ça le sionisme. C'est le projet politique imperturbablement mis en œuvre par l'Etat israélien depuis 1948.

Et l'origine de l'idéologie sioniste, c'est "L'Etat des Juifs" publié par Herzl en 1896. Soit en pleine euphorie du colonialisme européen. Proclamé une décennie plus tôt par la conférence de Berlin qui se partageait officiellement le gâteau colonial entre la France, l'Angleterre et l'Allemagne.

Le modèle sioniste est un Etat colonial comme légitimité de la nation. Etat créé à l'époque où l'Europe entame la décolonisation. Ce modèle "démocratique" avait déjà un siècle de retard...

Mais reconnaissons à Israël le droit d'être la seule démocratie de la région où l'on tue des journalistes
http://fr.news.yahoo.com/4/20090111...

- liste de résolutions de l'oNU qu'israel ne respecte pas, ou n'a pas respectées, édifiant:
http://alternatives-international.n...

13;01:  http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/12/des-medecins-evoquent-l-usage-d-un-nouveau-type-d-arme-a-gaza_1140545_3218.html#ens_id=1106055

-La condamnation d'Israël par les médecins norvégiens est sans appel : crimes de guerre (armes interdites : phosphore ou DIME) et crimes contre l'humanité (enfermement d'un peuple à qui on peut tout faire sous prétexte de terrorisme). Mais la responsabilité des USA, pourvoyeurs de ces armes, est écrasante ! Et leurs exactions sont encore pires (cf. Fallujah, etc.). Les 1,2 M de morts qu'ils ont causés soulèvent encore moins d'indignation que les pauvres victimes de Gaza. 1, 2 M de morts en Irak!
 

 - La Terre Promise ou comment on a fini par confondre un conte (la Bible) avec un acte notarié.
Cette véritable bombe à retardement, mise par Yahvé entre les mains d'Abraham, est aussi la conséquence de la Diaspora. Transmise de génération en génération et allumée par le mouvement sioniste, elle a fini par exploser en 1948 avec l'autorisation de créer l'Etat d'Israël... sans que l'on demande leur avis à ceux qui habitaient sur ces terres depuis des siècles.

  15,01 ce soir je n'ai qu'une chose à dire assassins et honte non seulement aux sionistes mais aussi à ces pauvres innocents manipulés par le CRIF et ses mensonges

honte à sarko élu par tous les sionistes et kouchner traitre honte aux usa honte à l'europe honte aux majorités.

Le crime a été rendu possible par un consensus tragique dans la société israélienne. Tous les partis sionistes ont été avertis à l’avance de l’attaque contre Gaza et tous l’ont approuvée. Seule une petite minorité d’anticolonialistes continue inlassablement de s’opposer, de manifester, de témoigner. Cette situation de l’opinion est le résultat d’une propagande permanente en Israël visant à « déshumaniser » les habitants de Gaza ou le Hamas et à rendre licite ou normal leur assassinat. Le crime a été rendu possible par la complicité de l’Union Européenne. La décision du Conseil sous présidence française du « rehaussement » des relations entre l’Union et Israël alors que la classe politique israélienne est lancée dans une surenchère électorale guerrière a été comprise comme un « permis de tuer ». La réception de Tzipi Livni à Paris par Sarkozy et Kouchner était un encouragement à l’agression.

Le crime a été rendu possible par la complicité des Etats-Unis qui n’ont jamais cessé de surarmer Israël et de le renflouer financièrement et par celle enfin de certains dirigeants arabes qui, comme Moubarak, ont donné leur accord à cette invasion. Le crime a été rendu possible en raison de l’impunité des dirigeants israéliens, civils ou militaires, qui violent sans arrêt le droit international et se rendent coupables régulièrement de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.