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日志


10月24日

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26.10.2008 

Bientôt ils pourront enfin se partager complètement la dépouille de la France

Et nous, qu'est-ce qu'on fait? Eh bien rien!
On attend. On attend un signal, un déclic, mais rien ne vient.
La droite continue de voter des privilèges pour les privilégiés et la gauche attend.
Attend un congrès, une réunion, une décision au sommet, un programme clair, que sais-je?
Et pourtant …

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais ces derniers temps, on a du mal à garder un tout petit bout ridicule d'acquis social, les services publics n'existent pratiquement plus que dans les livres d'histoire (eux-mêmes appelés à disparaître), et les quelques résidus vont tomber très prochainement entre les mains de ces groupes privés en qui on peut avoir toute confiance, évidemment, pour gérer l'intérêt public.

Devant la crise internationale et nationale, qu'a donc décidé le gouvernement, tout en distribuant généreusement de l'argent qu'il n'avait pas, puisque, on nous a bien expliqué ça, les caisses sont si "vides" qu'il faut absolument effectuer des coupes claires dans les services sociaux?

- De sanctionner sévèrement les "patrons voyous", ces salauds qui s'enrichissaient à coups de parachutes de platine (à ce jour, il n'y a pas encore eu, à ma connaissance, de comparutions immédiates, toutefois, sans doute parce qu'ils en sont à chercher lesquels ils pourraient bien choper pour l'exemple sans que cela touche les copains … oui, mais voilà … Pas facile, facile. Même Tapie est devenu leur "copain").

- De "refonder le capitalisme".
Mais quelle bonne idée! Le capitalisme a montré jusqu'où il pouvait aller dans le mur, mais non, on prend le même système et on recommence!
Et même pas depuis zéro, non, depuis là où on l'a laissé encore récemment, juste avant la "catastrophe" (si imprévue, bien sûr) des subprimes, et donc en poursuivant les recettes qu'ils nous appliquent en disant que, ça, Coco, c'est bon pour toi.
Depuis zéro, pour moi, cela voudrait dire, grosso modo, des patrons qui embaucheraient localement des ouvriers et les feraient trimer pour un salaire, disons, cinq-dix fois inférieur au leur et qui justifieraient le fait de ne pas les augmenter par un manque de commandes ou un retard dans la production, ou l'augmentation du prix des matières premières (Argh, ces gourmands d'Africains!).
Des patrons et des ouvriers qui finiraient par bien se connaître puisque ce serait une relation à la vie à la mort. Les ouvriers à l'usine, leurs fils aussi, et les fils des patrons aux manettes, comme papa. L'ordre des choses. La roue bien huilée qui tourne dans le bon sens. Le truc "équitable", quoi.
Mais ça, oh la la! c'est une vision archaïque et rétrograde du capitalisme.
Évidemment, dans nos sociétés modernes, on a largement dépassé ce stade grotesque de paternalisme patronal, où il y avait même des patrons qui se souciaient de leur personnel (une prime par ci, un petit chèque pour le petit dernier d'une fratrie de douze par là, une semaine de congés pour la mère méritante, un petit "chez soi", etc. Des petits riens impromptus bien sympathiques).
Aujourd'hui, les patrons se sont munis d'une calculette et ils ont trouvé qu'il y avait bien plus de pognon à se faire et il n'y avait pas de raison de s'en priver.
Et comment en faire?
En tirant un maximum de la main d'œuvre locale, d'abord, puis en annonçant que, non, c'est plus possible, nous perdons de l'argent, il y a la concurrence, la mondialisation et tout ce bastringue, si nous voulons tenir, il faut flexibiliser, il faut licencier, "restructurer", élaborer des plans sociaux" – Ah, ces lois liberticides et archaïques sur le travail qui nous empêchent de respirer!
Ah, mais non, ça ne marche pas non plus! On ne peut plus continuer comme ça. Et cette mondialisation qui nous prend à la gorge et nous tend les bras. On est obligés de fermer l'usine, vous voyez, là-bas, très loin, il y a des gens qui ne font pas les difficiles, au moins. Ils sont prêts à travailler 12h/j- 7 j/s, sans loisirs, sans congés, sans sécurité sociale, sans indemnités chômage et à se déplacer à des centaines, voire des milliers de Kms de leur village - et vous qui geignez tout le temps, allez donc là-bas voir comment ça se passe!
Mais, vous n'avez pas HONTE?
Alors, on ferme ici et on sous-traite là-bas, tant pis pour vous, fallait être un peu plus compréhensifs.
Quoi, "c'est l'État qui nous a donné le pognon pour embaucher"? Et alors? On sait bien ce que c'est l'État! Aucun sens des réalités. Si on doit se contenter des picorettes que l'État nous donne, on n'est pas sortis de l'auberge. Et les actionnaires, vous en faites quoi? Ils attendent des résultats, eux.
D'ailleurs, au gouvernement, ils savent bien que s'ils veulent que le chômage baisse et que les "capitaux" ne s'enfuient pas vers l'étranger, il faut sacrément mettre la main à la poche et faire de gros efforts côté législation sur le travail.
A priori, si on a un cerveau, cela pourrait sembler pourtant bien répréhensible comme système, non?
Oui, mais voilà, ce n'est pas ceux-là que le gouvernement veut lourder (voire enfermer dans une prison dorée). Eux, ce sont, justement, les "entreprises qui embauchent". Total respect!
Les actionnaires, alors? Beuh, nooooon! Vous voulez faire effondrer le système et rien proposer à la place? Comme tous les gauchos, que de la gueule.
Mais QUI alors? Ceux qui rachètent des entreprises "en difficulté", qui débauchent une grande partie des employés sans en avoir jamais rencontré un seul (cela se fera par le biais d'un DRH tout droit sorti d'une école de commerce), et qui les revendent avec une plus-value, opération grâce à laquelle les banquiers palpent des primes somptuaires en fin d'année?
Euuuh, là, attention, faut voir!
Vous voulez parler de qui? Vous avez des noms? Parce qu'il faudrait pas porter des accusations sans preuves. Attention!
Avec vos divagations, vous voulez peut-être finir comme Denis Robert, hein?
… HEIN?
Et puis, pour l'instant, il y a quand même plus urgent à faire que de s'attaquer à ceux-là, non?
Eh, oui, le gouvernement sait établir des priorités: d'abord régler leur compte aux classes moyennes et populaires.
Parce que si:
Les entreprises n'embauchent pas
Les usines ferment
Les patrons licencient
Les emplois sont précarisés, à temps partiel et de moins en moins rémunérés
Les capitaux s'envolent dans des paradis fiscaux
La sécu est en faillite
Les hôpitaux sont délabrés, l'Ecole publique au plus mal, la SNCF en déconfiture, la Poste en capilotade, la justice en débâcle, l'armée en déroute … et j'en passe … C'est bien la faute aux classes moyennes et populaires, non? … qui veulent le beurre, l'argent du beurre et la crémière en sus. Toujours à réclamer, ces gens-là.
Alors, en toute logique, le gouvernement, qui sait mieux que nous, évidemment, va supprimer vite fait les privilèges intolérables (comme dit Saint-Jacques de Marseille) dont nous avons bénéficié jusqu'à présent par la faute de gouvernements laxistes et irréalistes.
Les 35h? Tas de fainéants!
Sécurité de l'emploi? Et puis quoi, encore?
Augmentation de salaire? Vous videz les caisses et vous avez le culot de nous demander encore des sous?
Et tous ces fonctionnaires qui prenaient l'argent dans la bouche de nos pauvres entreprises et qui se pavanaient devant ces malheureux employés du privé, mains dans les poches, sûrs de garder leur emploi, eux, ou brandissant des banderoles tous les quatre matins pour échapper à une journée de "travail"et pour réclamer encore et encore de nouveaux droits.
Si c'est pas odieux, ça! Allez, égalité pour tout le monde! Et que les méritants sortent du rang!
Eh bien, voilà les solutions qu'ils vont nous apporter sur un plateau et qu'ils appellent "refondation du capitalisme".
OUI? ... QUOI? Ah, on me dit dans l'oreillette "Et le pouvoir d'achat?".
Pouvoir d'achat? On y vient, on y vient! Attendez, on ne peut pas tout faire en même temps!
On vous l'a dit: on va ouvrir des supermarchés partout. Et ils seront même ouverts le dimanche pour que vous ne ratiez aucune des promotions.
Et avec ça, ça va être la cerise sur le gâteau.
Rhôlala, qu'est-ce que vous êtes négatifs, si on vous dit que c'est ÇA qu'il vous faut! Vous verrez, ayez confiance. On ne vous a pas menti jusqu'à présent, non?
Hein? Oh, oui, mais c'était juste une - petite - fois!
Eh oui, ainsi parlent d'une seule voix les membres de ce gouvernement qui continuent d'enfumer le peuple.
Pourtant, croyez bien, pas besoin d'être expert en économie (et je parle en "connaissance" de cause) pour voir où tout cela va nous mener.
D'ailleurs, si on est un peu curieux de nature, on peut aller voir comment ces bonnes recettes capitalistes qu'ils nous appliquent opiniâtrement ont fonctionné, ne serait-ce qu'aux États-unis et en Grande Bretagne, qui avait été érigée en modèle, à droite comme à droite (au PS, donc).

Bon, alors, ça y est, j'ai fait ma crise ce matin.
C'est bien. Mais c'est mon clavier qui prend.
Pendant la débâcle, le magasin reste ouvert et continue de faire des affaires.
Sur du velours.

Alors, je repose la question: QU'EST-CE QU'ON FAIT?

Les Italiens, eux, n'ont pas attendu bien longtemps pour descendre dans la rue par millions (vous avez remarqué que depuis quelque temps, il n'y a plus d'"état de grâce" gouvernemental et qu'il y a ceux qui ont mal voté et ceux qui ont voté pour empêcher l'élection de l'autre, et que tout le monde se déteste?).

On attend quoi? Un sursaut des orgas, des partis politiques?
OUAIS! C'est ça, attendons. Parti comme c'est parti, on en a encore pour un bon moment de capitalisme refondu!

Quand on voit qu'une partie de la gauche pousse des cris d'orfraie parce que des petits gars des banlieues, pas des plus nantis, pas des plus privilégiés par le système, ont sifflé la Marseillaise en signe de protestation, on se demande ce qu'elle envisage comme moyen de protestation pour faire fléchir le gouvernement et faire cesser le massacre.
Enfin, moi, je dis ça …
Après tout, il fait beau et chaud et j'ai un clavier solide.

Et aujourd'hui, on a une heure de plus à profiter de la vie.
Que demande le peuple ... !

- je ne sais pas si vous avez regardé le reportage sur la 5 à propos de l'agriculture dans le monde,  mais la vous aurez loupé encore , c'est vrai évidemment tous ce qui est éclairants, c'est toujours très tard à la télé dès fois que tous voient ça.....

27.10 mon ami Mbass vous a fait un excellent billet à propos des pesticides, ce jour. même si tout n'y est pas. 

               

 
  24.10      image de poésie d'un jour sous couette     bise à tous
 
10月7日

suite à billet précédent

8.10.08 :j'ai reçu ce message en tant qu'adhérente de "ONE VOICE"
 
7.10.08   Pendant que, l'horreur, les souffrances insoutenables infligées à des animaux nonhumains par des animaux humains perdurent de plus bel, causées par diverses formes d'élevages intensifs et sans relache nuit et jour      sans parler des conséquences dramatiques de ceci sur l'environnement dont pollution et déforestation
 
 -Un mammifère sur quatre menacé d'extinction
Un quart des mammifères de la planète est en danger d’extinction en raison principalement de diverses menaces liées à l’homme, comme la chasse; la surpêche 
ou la destruction de l’habitat, montre la dernière étude de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN).

Cette enquête, la plus exhaustive à ce jour, menée par 1.700 chercheurs, souligne que la population de la moitié des 5.487 espèces de mammifères recensées dans le monde est en déclin.

"Les mammifères déclinent plus vite que nous le pensions, une espèce sur quatre est menacée d’extinction", résume le directeur de cette étude, Jan Schipper.

L’inventaire a servi à mettre à jour la "liste rouge" des espèces menacées, un état des lieux de la planète créé en 1963 à l’initiative de l’UICN.

Les espèces les plus menacées sont les mammifères terrestres d’Asie, où des animaux comme l’orang-outang souffrent de la déforestation. Près de 80% des primates de la région sont en danger.

Sur les 4.651 espèces de mammifères pour lesquels les scientifiques disposent de données, 1.139 sont menacées d’extinction. Jan Schipper souligne que ce nombre est beaucoup plus élevé que lors de la précédente enquête comparable, en 1996.

Les menaces se sont aggravées pour des animaux comme le diable de Tasmanie, un marsupial australien, le phoque de la Caspienne ou le chat pêcheur d’Asie.

Depuis 1500, au moins 76 mammifères ont disparu du globe.

"On pourrait perdre en quelques décennies des centaines d’espèces du fait de nos propres actions", avertit Julia Marton-Lefevre, directrice générale de l’UICN.

Sur le total 2008, 188 espèces sont classées "en danger critique", dernier stade avant l’extinction. On y trouve le lynx ibérique, dont il ne reste que 84 à 143 adultes, ou le hutia de Cuba, un rongeur, qui n’a plus été observé depuis une quarantaine d’années.

La destruction de l’habitat et la chasse - pour toutes sortes de raisons, alimentaires, médicales ou autres - sont de loin les principales menaces, écrivent Schipper et ses collaborateurs dans le journal Science.

Parmi les autres dangers, le réchauffement climatique frappe déjà des espèces vivant sur la banquise arctique comme l’ours polaire.

Le rapport, diffusé à l’occasion du congrès de l’UICN en Espagne, du 5 au 14 octobre, contient tout de même quelques points positifs.

Cinq pour cent des espèces sont aujourd’hui en voie de repopulation, comme le bison d’Europe ou le furet à pieds noirs d’Amérique du Nord.

L’éléphant d’Afrique, autrefois "menacé", est redescendu d’un cran, dans la catégorie "espèce vulnérable", grâce au repeuplement en Afrique australe et orientale.

Et 349 espèces ont été découvertes depuis 1992, comme la musaraigne-éléphant de Tanzanie. Jan Schipper estime que certaines espèces pourraient avoir disparu avant même d’avoir été décrites.

Le rapport est consacré aux mammifères mais, souligne l’UICN, la situation est pire pour d’autres classes d’animaux ou pour les plantes.

Une liste rouge globale mise à jour estime que 16.928 espèces sont menacées sur un total de 44.838, soit une proportion de 38%.

Parmi les animaux les plus exposés figurent les amphibiens.

Selon les experts, le rythme actuel d'extinction est de 100 à 1.000 supérieur à ce qu'il a été en moyenne sur des centaines de millions d'années.

- Orangs - outangs en voie d'extinction à cause de l'huile de palme

De plus en plus utilisée en Europe par de grandes multinationales telles que Nestlé et Procter & Gamble en raison de son faible coût de production et de son fort rendement, l’exploitation d’huile de palme est à l’origine de la fragilisation et de la destruction de tout un écosystème en Indonésie. Urgence.

Aujourd’hui, 1 produit de grande consommation sur 10 en contient. L’huile de palme est généralement mentionnée sur l’étiquette en tant que « huile végétale ». Cet ingrédient envahit tous les aliments de grande consommation (chips, biscuits, huiles de friture, sauces, mayonnaises, margarines, plats cuisinés)… Egalement utilisée dans de nombreux produits cosmétiques (shampoings, savons, rouge à lèvre …) elle l’est aussi depuis peu, dans le carburant de voiture !

Pourtant, derrière l’engouement industriel et commercial qu’elle suscite, son utilisation croissante cache une véritable catastrophe pour l’écosystème et la biodiversité. En jeux, la destruction des forêts indonésiennes et malaisiennes ainsi que la destruction des animaux qui y vivent, au premier chef desquels les orangs-outangs !

Les forêts sont détruites (mise à feu, bulldozer…) pour faire place à d’interminables lignées de palmiers à huile ! L’Indonésie détruit chaque année 2 millions d’hectares de forêts. Le pays a perdu en 50 ans 72 % de ses forêts anciennes (source Greenpeace) ce qui aggrave, par la même occasion, le changement climatique. Les habitants eux-mêmes sont nombreux à être concernés par ce problème puisque chaque été, ils sont enfumés à cause des feux de forêts, ce qui entraîne par ailleurs beaucoup de pollution, d’asthme etc.

Si l’on continue d’accepter ce carnage, les orangs-outangs vont définitivement disparaître d’ici quelques années. Et cercle vicieux oblige, face à la destruction de leur forêts ils cherchent de nouvelles sources de nourriture et mangent de jeunes plantes de palmiers : ils deviennent alors les victimes des cultivateurs qui n’hésitent pas

à les tuer ! ( j'emploierai aussi le terme assassiner, meurtre Fâché)

Malheureusement, le Cambodge et le Vietnam suivent le même chemin…

Source : Fondation 30 Millions d’amis

                                          

10月5日

Animaux nonhumains et Animaux humains

Mon amie sabine a pensé le 4 octobre à la journée mondiale des animaux, grand merci à elle. ( cependant même ce jour la, pour eux fut comme les autres. pétitions pétitions c'est bien mais encore faut -il agir en fonction autant que possible, car en fait il s'avère que pour les animaux non humains  le régime reste le même dans les élevages les abattoirs les labo. ETC ETC...)
Le véganisme http://vegantekno.free.fr/vegan.html  semble en expansion en amérique angleterre suède, mais pas trop ici malheureusement. Je me trouve en accord avec cette philosophie qui est aussi une politique à mener à développer, bien que loin d'être une végan encore, mes efforts sont constants afin de respecter cette politique autant que possible   - ceux qui ne le souhaitent pas, peuvent tout de m^me faire des efforts c'est trop facile de signer des pétitions et d'acheter des produits t'el que loréal( loin d'être en faillite et tant comme buffalo grill mac do etc...cautionner des cirques des zoo ..... et refuser de voir les choses, de façon à se sentir tout propre, oui c'est trop facile de refuser de voir des réalités dures ( ne serait -ce sur des vidéos fiables) alors que parfois c'est le seul moyen d'en prendre conscience afin d'acheter et faire autrement puisque c'est possible. Il y a à présent de nombreux livres et internet qui informent, qui proposent des recettes des conseils.
Enfin je devai aller peut -être trouver des champignons ce dimanche, temps non propice snif.
 
Film sur le véganisme :
 
 
 
 
                                                   Bonne soirée
                                                  
 
Suite : le véganisme, un mouvement qui s'amplifie
 
« Qu’est-ce que le mouvement végan ? »

Le véganisme est un mode de vie qui exclut l’utilisation de produits animaux, que ce soit pour la nourriture, l’habillement ou les accessoires et qui refuse de manière générale toute forme d’exploitation des animaux. Une personne végane ne consomme donc pas de viande, pas de produits laitiers, pas d’œufs, ne porte pas de fourrure ni de cuir ni de laine et est opposée à des pratiques telles que la chasse, la pêche, les corridas ou l’expérimentation animale.

Tous les êtres vivants ont droit à la vie et au respect

D’un point de vue historique et idéologique, le mode de vie végan concrétise une étape supplémentaire dans la lutte contre toutes les formes de discriminations envers d’autres êtres vivants. Notre société a déjà condamné certaines formes d’injustice comme le racisme et le sexisme. Le mouvement végan va plus loin puisqu’en refusant l’exploitation des animaux, il remet en cause le spécisme qui discrimine des être vivants en raison de leur espèce. Ainsi, au contraire des spécistes qui prétendent que l’être humain est supérieur aux autres espèces leur donnant le droit de les torturer dans des laboratoires de vivisection, de les massacrer dans les abattoirs ou de les emprisonner dans des élevages intensifs, les végans reconnaissent à tous les êtres vivants, qu’ils soient humains et animaux, le droit à la vie et au respect. Si l’aspect éthique prime certainement dans la démarche végane, les motifs d’ordre écologiques sont également très importants : la production végétale étant nettement moins polluante pour l’environnement que la production de viande, de lait ou de poisson d’élevage.

Pourquoi ne pas consommer des produits animaux d’élevages biologiques ?

Le problème de la production de lait...

La démarche végane surprend souvent. Beaucoup de personnes ignorent que la production de lait biologique ne constitue pas un réel progrès pour le bien-être des animaux. Bien souvent elle perpétue les formes d’exploitation en vigueur… Dans l’industrie laitière, biologique ou non, pour qu’une vache produise du lait, il faut qu’elle mette bas un veau, et ceci une fois par année. Une partie des veaux sont tués juste après la naissance afin de prélever la présure avec laquelle sont fabriqués la plupart des fromages. Une autre partie des veaux mâles sont retirés de leur mère à la naissance puis engraissés pour l’industrie de la viande. Les femelles sont utilisées comme vaches laitières. Pire encore, comme il y a dans les pays européens surproduction de veaux, à cause principalement de l’industrie laitière, les animaux « surnuméraires » sont exportés vers le Moyen Orient, dans des conditions atroces, comme nous l’ont révélés des terribles reportages diffusés par les télévisions ces dernières années. Et ces horreurs continuent encore de nos jours. Le lien entre l’industrie du lait (bio ou non bio) et l’industrie de la viande est donc bien réel (voir également notre feuille d’information: « Le lait – un aliment ? »).

...et des œufs.

Pour la production d’œufs la situation est similaire que dans l’industrie laitière. Dans l’élevage des poules pondeuses, les poussins mâles sont considérés comme inutiles: ils sont tués, gazés ou broyés peu après leur naissance. De plus la durée de vie de la poule pondeuse est limitée à 18 mois, âge auquel elles sont jugées improductives et envoyées à l’abattoir (voir à ce sujet l’article paru dans le Vegi-Info 2/99).
Les végans condamnent pour des raisons éthiques et écologiques l’industrie de la viande, et n’ont pas envie de la soutenir indirectement en achetant des produits laitiers ou des oeufs.

Le mode de vie végan : un pas de plus dans la voie végétarienne
Si le véganisme se différencie du végétarisme, qui dans sa définition large accepte les produits laitiers, les œufs et le cuir, ces deux mouvements ne sont pas à opposer. Au contraire, puisqu’il s’agit d’une même démarche, le véganisme étant une étape de progrès dans la voie du végétarisme. Il est à noter que la plupart des associations végétariennes encouragent de plus en plus le mode de vie végan.

Le mouvement végan est récent

Des végétaliens, il y en a eu de tout temps, mais le mode de vie végan, concept plus global en raison de toute la philosophie qui le sous-tend, est assez récent. Ce mouvement a pris naissance en Angleterre dans les années 1950, par des personnes végétariennes qui constataient avec horreur le début de l’industrialisation de la production de lait et d’œufs pour répondre à la demande toujours croissante de produits animaux. Elles sont arrivées à la conclusion que la meilleure manière de mettre fin à cette exploitation des animaux et à ses conséquences écologiques désastreuses était de boycotter tous les produits issus de ces pratiques, y compris le cuir ou la laine. Ces personnes ont donc inventé un nouveau mot : VEGAN, qui prend racine dans le mot VEGETARIAN. Elles ont fondé la VEGAN Society en Angleterre, association qui coordonne depuis plusieurs années la journée mondiale du véganisme du 1er novembre.

Les pays anglo-saxons pionniers

L’Angleterre étant le berceau du véganisme, il n’est pas étonnant que c’est ce pays qui compte le plus de végans : 250’000 environ. D’autres pays lui ont emboîté le pas : les Etats-Unis d’abord, qui sous l’impulsion d’associations comme PETA ou les Médecins pour une médecine responsable, compte de plus en plus de végans. Dans les pays européens nordiques, en Suède surtout, le véganisme est très populaire parmi les jeunes.

En Suisse aussi

Pour ce qui est de la Suisse, le mouvement végan se développe également, un peu plus lentement il est vrai… Le lobby laitier y est particulièrement puissant, ce qui ne facilite pas les choses ! Mais on compte plusieurs associations qui le soutiennent activement: tout d’abord il y a quelques années l’association pour les droits des animaux de Berne a changé son nom et est devenu VEGANIMAL. Il y a également de plus en plus de végans dans les milieux végétariens, comme c’est le cas dans notre association. En août 1999 le premier magasin vendant des produits entièrement végans a été créé à Berne : Le Vegan Center. Soulignons aussi la popularité croissante parmi les jeunes de la musique hardcore qui encourage un mode de vie végan, respectueux de l’environnement.

Aux problèmes radicaux, le véganisme apporte une solution radicale
Le véganisme ne fait pas de concession. A des problèmes aussi graves que le massacre des animaux et leur exploitation effrénée dans l’industrie de la viande et des produits laitiers, la recherche par l’expérimentation animale, les cirques etc., les végans sont d’avis que seule une réponse radicale doit être apportée: le boycott total de toute activité violente qui utilise les animaux. D’où l’engouement qu’il suscite auprès d’une partie de la jeunesse et de manière générale chez toutes les personnes qui s’investissent dans la promotion du végétarisme et du droit des animaux. Le véganisme, c’est un mouvement à suivre ...
Christina Maier